Etude de roman ( Bosnie)
Le journal de Zlata, Zlata Filipovic, Bosnie, 1993
Pauline S.
I) Présentation
1) Biographie auteur + présentation du pays + intrigue
Auteur Zlata Filipovic est née à Sarajevo en décembre 1980. Elle est fille unique. Ses parents, natifs eux aussi de Sarajevo, sont musulmans. Son père était avocat et sa mère chimiste.
Elle a commencé en 1991 à tenir ce journal où elle décrit la situation à Sarajevo mieux qu’aucun reportage ne l’a jamais fait. « Le journal de Zlata » est devenu un best seller mondial traduit dans 35 langues.
Avec l’argent des ventes, Zlata et sa famille ont créé une œuvre de charité pour aider les victimes, en particulier les enfants, de la guerre en Bosnie. Depuis qu’elle a quitté Sarajevo pour Paris en 1993, elle n’a cessé de venir en aide aux victimes de la guerre.
Zlata a étudié à Paris et à Dublin et est aujourd’hui diplômée en sciences humaines de l’université d’Oxford et fait des études sur la paix internationale de Trinity College, université de Dublin (2004).
Elle vit maintenant à Dublin et a déjà publié « Paroles d’enfants dans la guerre » qui est un recueil d’extraits de journaux intimes écrits par des enfants victimes de la guerre dans le monde.
Pays La Bosnie-Herzégovine est un état qui se situe dans le sud de l’Europe, plus particulièrement dans la péninsule des Balkans. Elle est entourée de la Serbie, du Monténégro et de la Croatie et a une petite ouverture sur la mer Adriatique. Sa capitale est Sarajevo. En Bosnie-Herzégovine, il y a trois ethnies : des Bosniaques (45%), des Serbes (32%) et des Croates (18%), ainsi que diverses minorités notamment Tziganes. Historiquement, elle faisait partie d’un pays beaucoup plus grand, crée en 1918 : la Yougoslavie. Il était constitué de six républiques : Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Macédoine. La Yougoslavie appartenait d’abord aux Serbes (de 1918 à 1941) puis au Croate, le maréchal Tito (Josip Broz) qui meurt en 1980.
Le pays plonge alors dans la guerre : les Serbes de Bosnie (tchetniks) refusent catégoriquement cette indépendance. L’armée serbe, très puissante, se livre au nettoyage ethnique des trois quarts du territoire : massacres, camp de concentration et déportations massives de populations. Les Bosniaques n’ont pas d’armées pour faire face : en l’espace de quelques mois c’est un vrai désastre et les Serbes occupent 75 % du territoire. A Sarajevo les familles serbes sont obligées de quitter la ville, sont persécutées par les autres ou sont même tout simplement victimes des bombardements.
Intrigue Le journal commence en septembre 1991. La guerre est alors à son comble en Croatie, et Zlata s’inquiète pour sa famille et ses amis qui habitent des villes comme Dubrovnik (Croatie). Elle souhaite surtout que la guerre ne passe pas les frontières mais les évènements s’enchaînent et à partir du printemps 1992 son quotidien se transforme : elle doit désormais vivre dans la cave, avec ses parents et ses voisins, le plus souvent sans électricité et sans eau courante.
Durant l’été 1993, une journaliste du Figaro découvre son journal et, après avoir rencontré Zlata et ses parents, propose une publication chez un éditeur français. Le livre est un succès ce qui permet à Zlata et à ses parents de quitter Sarajevo pour Paris.
2) Les cinq mots
-Enfance car ce journal est écrit par Zlata qui est une enfant et qui raconte son quotidien, donc son enfance.
-Guerre car ce journal est écrit pendant la guerre de Bosnie et décrit bien tous les aspects tristes et horribles de la guerre qui sont rendus plus sensibles au lecteur par le fait que le livre soit un journal intime écrit par une enfant.
-Famille car Zlata écrit beaucoup sur ses parents, sur ses sentiments, ses inquiétudes envers eux.
-Amour car Zlata aime ses amis, sa famille, ses voisins, ou juste de simples connaissances. La guerre l’a rendue plus sensibles aux autres et plus généreuse et à l’écoute d’eux.
-Solidarité car au cours des quelques années que Zlata décrit, elle écrit que les voisins s’entraident pour essayer de survivre malgré la guerre : ils apportent à manger à ceux qui n’ont rien, ils envoient des colis remplis d’affaires de survies à des personnes à l’étranger, qui souffrent plus de la guerre qu’eux …
3) La phrase ou le passage
Dimanche 2 mai 1993
« Dear Mimmy,
Tu te souviens du 2 mai 1992, le jour le plus infernal de cette vie de misère ? Je me dis souvent que ça n’a sûrement pas été le jour le plus dur, mais le premier, le tout premier jour vraiment dur, et c’est pour ça que je m’en souviens comme du pire. Je n’arrive pas à chasser de ma tête la puanteur de la cave, la faim, les vitres qui volent en éclats, la terreur quand les obus explosent. Nous sommes restés douze heures sans manger ni boire, mais le pire, c’était la peur, devoir rester collés dans un coin de la cave sans savoir ce qui allait arriver. Sans comprendre ce qui arrivait. J’en ai encore la chair de poule rien qu’à y repenser.
Il y a un an aujourd’hui. Un an pendant lequel tous les jours ont été des 2 mai. Et je suis toujours vivante, en bonne santé, mes parents sont vivants et en bonne santé. Nous avons parfois du courant, du gaz, et au compte-gouttes, un petit quelque chose à manger. Alors, on y va, ON CONTINUE. Mais qui sait jusqu’à quand ?
Zlata. »
J’ai choisi ce passage car je trouve qu’il représente bien ce livre. Ce passage parle de guerre, de peur, de tristesse et montre bien les questions que Zlata se pose tout au long de cette guerre, des questions qui restent sans réponse pour elle.
4) Pour attirer le lecteur, je choisirais comme autre titre : « Une voix dans la guerre. »
Ecriture de l’autoportrait d’un personnage
Je m’appelle Zlata Filipovic, je vis à Sarajevo en Bosnie. J’ai 11 ans, bientôt 12 en décembre. Depuis 11 ans, je vis normalement, comme une enfant normale, allant à l’école, jouant avec ses amies, ayant des parents aimant … etc. Mais depuis quelques mois, je ne vis plus normalement car mon pays est tombé dans une terrible guerre. A Sarajevo, plus rien n’est reconnaissable, la ville brûle et est bombardée 24 heures sur 24. C’est HORRIBLE. La seule amie qu’il me reste est Mimmy, mon journal intime. En ces temps très difficiles, il n’y a qu’à elle que je peux me confier : j’aime mes parents mais connaître ma souffrance les rendrait encore plus tristes qu’ils ne le sont déjà. Alors j’écris. C’est bien la seule chose qui me rende heureuse depuis que cette guerre a commencé.
Plus tard, quand je l’espère la guerre sera terminée et que je pourrai reprendre mes études, j’aimerais aider les gens car j’ai vu tellement de souffrance et de tristesse que les aider les rendrait heureux et me rendrait heureuse. La guerre est un affreux fléau, et je compte bien essayer de l’arrêter. Je continuerai d’écrire car j’adore cela et je pense être assez douée : ce n’est pas pour rien qu’on a publié mon journal dans le monde entier !