Etude de roman (Liban)
Un obus dans le cœur, Wajdi Mouawad (né au Liban), 2007
Thibault C.
I) Présentation bref de l’auteur, de son pays d’origine et de l’intrigue de l’histoire.
a) L’auteur
Wajdi Mouawad est né en 1968 à Beyrouth, au Liban. C’est un homme de théâtre : il est comédien, metteur en scène et aussi auteur. A l’âge de huit ans, il fuit son pays avec ses parents et il émigre en France, puis au Québec en 1983. En 1991, il reçoit le diplôme de l’Ecole nationale de théâtre du Canada. Ensuite, il codirige jusqu’en 1999 la troupe de théâtre « Théâtre Ô Parleur », puis de 2000 à 2004, il dirige seul le théâtre des Quat’ sous. Il est actuellement directeur artistique du Théâtre français du Centre national des arts du Canada. Il a déjà reçu plusieurs récompenses telles que le Molière du meilleur auteur francophone en 2005 ou le Grand prix du théâtre en 2009.
b) Le pays
Le Liban est un pays du Proche-Orient. Il partage ses frontières avec la Syrie et Israël. A l’ouest, il est bordé par la mer méditerranée. Sa capitale est Beyrouth. La langue officielle est l’arabe mais le français et l’anglais sont aussi beaucoup parlés. La monnaie est la livre libanaise. C’est une république parlementaire et le président de la République est Michel Sleiman. Le Liban est une ancienne colonie française qui a acquis son indépendance en 1943.
c) L’intrigue
L’histoire se déroule dans un pays dont on ignore le nom, au cours de l’hiver, peu avant les fêtes de Noël. Le héros du livre, Wahab, est appelé au cours de la nuit par son frère. Il doit se rendre à l’hôpital, au chevet de sa mère, atteinte d’un cancer. Le long du trajet, sous une tempête de neige, Wahab se remémore quelques souvenirs. Il se rappelle de sa fugue lors de ses 14 ans, car ça mère avait changé de visage à cause de sa maladie et qu’il lui déplaisait. Il se souvient de la guerre civile qui avait éclaté dans son pays. La même guerre qui a engendré l’attentat dont il a été témoin et qui lui a montré ce qu’était la mort.
Il sent donc monter en lui la colère et la haine contre sa mère, qu’il n’apprécie pas vraiment. Il pense qu’il va pouvoir recommencer une nouvelle vie. Mais il ressent aussi l’angoisse et la douleur de perdre sa mère. Jusqu’au moment, où Wahab arrive à l’hôpital…
II) Etude d’un personnage
J’ai choisi le personnage principal : Wahab
Wahab est un garçon âgé de19 ans. Il a un frère Nidal, et une sœur qui s’appelle Nawal. Sa mère s’appelle Mariamme et on ignore le prénom de son père. Il prétend avoir comme sœur jumelle la guerre civile, car elle a éclaté dans son pays lorsqu’il était petit. On ne connaît pas sa nationalité mais on pourrait supposer qu’il est Libanais comme l’auteur car une guerre civile a éclaté au Liban.
Wahab, quand il était un jeune garçon, a vu la guerre civile dans son pays. Il a été témoin d’un attentat dans un autobus et il a vu la mort de ses propres yeux. Il l’appelle la femme aux membres de bois. A 14 ans, il a fugué car sa mère n’était plus la même. Il s’est alors réfugié dans le silence et dans la peinture. Par ce moyen artistique, il essayait de retrouver le vrai visage de sa mère. Il en a fait un métier.
Il n’aime pas vraiment les membres de sa famille, il dit même : « Je les hais tous ». Il ne montre pas non plus de la tristesse vis-à-vis de sa mère, il ne ressent pas les sentiments qui s’accordent à cette situation.
C’est donc un jeune homme très solitaire et silencieux.
III) 5 mots, un passage et un nouveau titre pour l’œuvre.
a) 5 mots
Mort : car la mort est présente de nombreuses fois dans cette œuvre. La mère de Wahab est sur le point de mourir, il a été témoin d’un attentat.
Mère : car le thème principal est la peur de perdre une mère.
Déchirement : car Wahab est déchiré. Il ne sait pas quels sentiments adopter envers sa mère mourante.
Sentiments : car ce livre exprime beaucoup de sentiments tels que la colère, la haine, l’angoisse, la peur, la tristesse…
Avant : car Wahab se demande si un jour il pourra dire « Avant que ma mère meure… »
b) Un passage
« Quelque chose dans ma tête murmure très bas, très très bas, des mots violents (…), malgré le vent et la neige et la tempête et la rage, je les entends (…) : « Ma mère meurt, elle meurt, (…) et elle ne me fera plus chier ! »
Ce passage montre bien le peu d’attention que Wahab apporte à sa mère et montre qu’il ne la porte pas dans son cœur. Ce passage montre aussi la colère que Wahab a en lui suite à cette nouvelle. Cependant, ces paroles viennent d’un murmure très bas. Et cela montre donc que Wahab est quand même touché et attristé par ce qui arrive à sa mère. Car si les paroles étaient venues directement et non d’un murmure très bas, alors cela montrerait qu’il ne ressent vraiment plus rien pour sa mère. => un peu artificiel
c) Un nouveau titre
Je propose comme nouveau titre pour ce livre : Ultime rendez-vous.
Ce titre me parait bien car Wahab à rendez-vous une dernière fois avec sa mère, avant qu’elle ne le quitte. C’est donc bien son Ultime rendez-vous. De plus, c’est un moment clé de l’histoire car il cherche à repousser ce moment mais lorsqu’il se trouve en face, il l’affronte pour recommencer une nouvelle vie.
IV) Lettre à l’auteur
Chenet Thibault
Lycée Français des Pays-Bas
La Haye
La Haye, le 11 décembre 2009.
Monsieur Wajdi Mouawad,
Je vous écris cette lettre suite à ma lecture très attentive de votre roman Un obus dans le cœur. Je tiens tout d’abord à vous féliciter pour ce roman. Il est clair et très intéressant. La façon dont vous parlez de ce mal qu’est la perte d’une mère est très bien. J’ai tout de suite accroché et il m’a tardé de connaître la fin de ce roman passionnant. Cependant, après la lecture de votre livre, je me suis posé quelques questions. C’est pourquoi je vous écris afin que vous puissiez gentiment m’éclaircir.
Tout d’abord, j’aurais voulu savoir si le pays dont est originaire Wahab, le héros du livre, est le Liban. Je me pose cette question car vous êtes vous-même originaire de ce pays et vous parlé d’une guerre civile, et il y a malheureusement eu une guerre civile dans votre pays.
Ensuite, j’aurais voulu savoir si l’histoire que vous raconter est un reflet de ce que vous avez pu vivre. Je m’interroge sur ce point car vous parlez de ce drame avec une telle précision et une telle clarté que l’on pourrait penser que vous avez vécu ce drame, mais peut-être pas avec votre mère, c’est ce que j’espère sincèrement pour vous.
Ma dernière question est la suivante : Pourquoi avez-vous décidé de faire mourir la mère de Wahab ? Vous nous décrivez Wahab comme un garçon très en colère contre sa mère mais finalement il lui pardonne à la fin, lorsqu’il la voit mourir. Je me demande donc pourquoi vous n’avez pas choisi de « la laisser en vie » et de permettre à Wahab de recommencer une nouvelle vie mais avec sa mère.
Je vous félicite encore pour votre livre qui m’a beaucoup plu et je vous souhaite bonne chance pour la suite de votre carrière. J’espère que vous prendrez le temps de répondre à mes trois questions. Je vous en remercie d’avance.
Avec mes sincères salutations,
Thibault C
Elève de 2nde B